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Nouveauté
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Tonic immobility
Musique audio

de Tomahawk

Auteur(s)

Contient

Shhh ! ; Valentine shine ; Predators and scavengers ; Doomsday fatigue ; Business casual ; Tattoo zero ; Fat back ; Howlie ; Eureka ; Sidewinder ; Recoil ; Dog eat dog ;

Editeur

Ipecac Recordings

Date d'édition

2021

Description

1 disque compact (40 min)

Thème(s)- Sujet(s)

hard rock : heavy metal ; indie rock

Langues

anglais

Ean

0689230023524

Il est de ces évènements à côté desquels on ne peut décemment pas passer. Un nouveau Tomahawk, huit longues années après le dernier album studio en date, c’est un cadeau tombé du ciel. S’il est un « super-groupe » qui assume parfaitement ce statut tout en lui tordant le cou, c’est bien cette réunion de vieux briscards à qui même le plus savant des singes n’arrivera pas à apprendre à faire la grimace. Mike Patton (Faith No More, Mr. Bungle), Duane Denison (The Jesus Lizard), John Stanier (Helmet, Battles) et Trevor Dunn (Mr. Bungle, Fantômas) possèdent chacun un CV qui ferait pâlir de jalousie n’importe quel musicien expérimenté à la recherche d’une crédibilité indie-rock pour briller en société. Ils s’en cognent comme de l’an quarante. En vingt ans, Tomahawk s’est amusé à mixer musique de western, rock indé, sonorités agressives et dissonantes, ambiances angoissantes à la limite du film d’épouvante et refrains puissants pour livrer un résultat unique en son genre. Tonic Immobility est à la fois un parfait résumé de ce que le groupe a su faire de mieux tout au long de sa carrière et une ouverture sur de nouvelles pistes à explorer. Toute la force du travail réalisé réside dans cet équilibre parfait entre la folie vocale d’un Patton capable de passer du crooner au psychopathe hurleur, le jeu de guitare inspiré de Denison et la mise en place impeccable de la section rythmique (malin est celui qui réussira à coller Stanier sur la régularité de sa frappe, ce dernier ayant dû voir le jour avec un métronome à la place du cerveau). Du "Shhh !" d’ouverture aussi inquiétant et discret que soudainement explosif au "Dog Eat Dog" de clôture, massif et puissant, Tomahawk joue avec les ambiances (le côté western spaghetti de "Doomsday Fatigue") et casse les codes (la guitare de "Predators and Scavengers" pourrait servir à un album de thrash metal alors que le chant décalé et dérangeant semble flotter au-dessus de manière malsaine. Là où le combo a su briller plus que les autres, c’est en évitant soigneusement d’en faire des tonnes et surtout pendant trop longtemps. Avec une moyenne de trois minutes par morceau, tout est dit. Pas besoin d’étirer le propos pour mettre en avant le savoir-faire de chacun. Malgré la folie apparente qu’abrite chaque chanson, Tomahawk est un vrai groupe, certes barré mais cohérent, et non une sorte d’exutoire pour musiciens en mal d’expérimentation. C’est ce qui fait toute la différence. Tonic Immobility est à ce titre une réussite exemplaire. Cinglé juste ce qu’il faut, mais jamais excessif. ″ Chief Brody/Qobuz


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