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Nouveauté
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Aucun mec ne ressemble à Brad Pitt dans la Drôme
Musique audio

de Astéréotypie

Auteur(s)

Contient

Pacha (Le ) ; Aucun mec ne ressemble à Brad Pitt dans la Drôme ; Mon chat a 44 ans ; Vivre soit 2 ; Iphone X ; Du vélo à St-Malo, du kayak à St-Briac ; Joseph Da-Xrus ; Bonjour ; Ponio ; Reine d'un sort ; 20 [Vingt] euros ; Fantôme de Broglie, fantôme de Strasbourg ; Dates dans ma tête (Les ) ;

Editeur

Air Rytmo

Date d'édition

2022

Description

1 disque compact (38 min). 1 livret

Note

Textes des chansons

Thème(s)- Sujet(s)

post-punk ; rock francophone

Langues

français

Ean

3700604738855

Le titre de ce nouvel album du collectif Astéréotypie est tout aussi intriguant que son contenu. Combinaison de fascinations pour la poésie syncopée des cartes de marabout et d’expérimentations sonores, "Aucun mec ne ressemble à Brad Pitt dans la Drôme" part dans tous les sens, et c’est pleinement assumé. L’accumulation hétéroclite des treize morceaux de l’album donne l’impression d’un superbe cadavre exquis, où chacun a pris grand plaisir à apporter son texte, à ciseler sa poésie et sa musique. On sent que le groupe est avant tout porté par l’expérimentation libératoire, le jeu avec les bruits et les sonorités, la trituration des textures musicales comme on malaxerait de la pâte à modeler. Cet album est extrêmement tactile, à l’image de la grande qualité du carton glacé de l’objet. Tantôt granuleux, tantôt doux, un côté lisse, un côté qui gratte, et un côté qui ponce carrément’ C’est brut, c’est pas pour danser, c’est pour vivre une expérience sensorielle.Des blagues privées, des énumérations, des élucubrations qui paraissent au premier abord sans cohésion, au second aussi d’ailleurs, mais pourquoi en faudrait-il, finalement ? On passe d’enregistrements entremêlés sur ordiphone à du slam surréaliste, de vocalisations numériques à des percussions rythmées, avec des chants qui riment, ou qui ne riment pas, c’est un véritable tourbillon, tout aussi foutraque et surchargé que la vie. « La vie réelle est agaçante » comme le clame Claire, autant s’en libérer, et jouir d’une vie « en mode pacha ». Stanislas continue ses rêves d’argent magique en se mariant avec « 20 Euros », sans doute une parente de « 500 Euros », qu’on a entendue dans le précédent album, mais ici sur une mélodie bien plus électronique, qui a donné lieu à un clip de campagne présidentielle qui vaut de l’or. Avec toutes ces productions cathartiques, le groupe décortique la vie, les choses qui coincent, en maltraitant les charnières et en chipotant sur ce qu’on y trouve. A la fois jamais contents et toujours enjoués, les artistes d’Astéréotypie nous offrent encore une fois un voyage mental sans fioritures aux confins de la poésie quotidienne.


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